IntroductionProgrammeInscriptionFormationPartenairesCordialistes

Témoignages de Cordialistes


 

Emilie Mouillon, partie au Togo avec la Croix Rouge Togolaise (2009-2010

Mon rêve depuis toujours était de partir en mission humanitaire et Intercordia m'a aidé à le réaliser. Vivre 9 mois en immersion n'est pas toujours facile mais c'est tellement enrichissant, découvrir une nouvelle culture, une autre condition sociale, aller à la rencontre de personnes avec des  modes de vie différent du notre, et être confronté à une autre réalité est une expérience incomparable et unique. Malgré quelques fois ou mes proches me manque, je me dit souvent que j'ai vraiment de la chance d'être là et de vivre toutes ses choses. Je crois que ces 9 mois marquerons toute ma vie car se stage m'a fait changé de philosophie et m'a aidé  à mieux me connaître.

 

Claire Delliaux est partie à l'Arche à Calcutta (septembre 2004 à août 2005)...

Différents voyages en Europe et sur d’autres continents (Roumanie, Colombie, Sénégal…) m’avaient permis de découvrir d’autres réalités, d’autres cultures. Ces expériences avaient été d’une très grande richesse et de souhaitais repartir seule, pour une période plus longue afin d’aller plus loin dans la découverte d’un autre pays, de sa culture et de ses habitants. Je souhaitais pourtant vivre l’interculturalité de façon plus constructive, dans un esprit de coopération et de solidarité. Je voulais mettre mes mains et mon cœur au service d’une cause dans un réel esprit d’échange. En cela, l’engagement au sein de d’Intercordia donnait du sens à ce nouveau départ puisqu’il s’agissait bien de partir pour travailler avec d’autres à une œuvre commune au sein d’une association. (en lire plus)

 

Albane Libeau partie au Népal avec Little Princess (septembre 2006-juin 2007)

Dès que je vis le Népal pour la première fois par le hublot de l’avion, ce fut des montagnes et plein de petites maisons carrées donnant un sentiment de liberté. Puis au contact du monde népalais, j’ai découvert un peuple actif et joyeux qui vous transmet ce bien-être tout au fond de vous-même, c’est réellement contagieux ! C’est alors que je me retrouve dans une autre dimension, tout est différent, la population, les couleurs, les habitations, la langue, le mode de vie ; et pourtant rien ne me paraît étranger. Je n’ai qu’une envie, c’est de m’immiscer à travers tout cela, apprendre, parler, écouter, partager……et surtout comprendre.

     Et oui, que je vis au présent ne fait que confirmer la formation Intercordia que j’ai reçue en juillet dernier. En effet cela m’a permis de me préparer davantage à ce que j’allais découvrir, et voilà que tout se met en pratique naturellement. Avoir reçu un enseignement de base, cela aide à bien se préparer et surtout c’est utile sur le terrain. Bien sûr, je ne m’attendais pas à tout ce que je vis aujourd’hui, chaque jour je suis davantage émerveillée, je ne sais jamais comment va se passer ma journée. Moi qui m’intéresse à la spiritualité je crois que le Népal est l’endroit rêvé! Intercordia nous dit bien que cela a du bon de s’intéresser à une autre culture, voire même de s’y mêler, et c’est vrai !!!

     Rien de tel que de vivre sa propre expérience pour savoir de quoi on parle !

 

 

Chantal Huynh est partie à Manille aux Philippines avec le mouvement des Focolari (voici la quatrième de couverture de son mémoire ...)

 

Mains ouvertes pour donner
Entrer en relation dans un centre social comme dans le monde des affaires


"Manille, la capitale des Philippines, est une ville bien contrastante. On ne peut rester que stupéfié face à certains lotissements de baraques, ne serait ce qu’à se demander parfois comment cela reste debout : des planches de bois, mises bout à bout forment des murs bringuebalants, le tout s’assemblant miraculeusement pour former des maisons, accolées les unes aux autres s’accrochent sous un pont au dessus d’un fleuve aux effluves odorantes.
Mais la stupeur est plus grande encore lorsque, quelques minutes plus tard seulement, on se retrouve dans le quartier des affaires où les gens s’affèrent la journée, et rentrent le soir dans des districts protégés.
Incrédulité, incompréhension, colère... Les sentiments se bousculent, mais, le plus tenaillant, c’est la pensée qu’après ces neufs mois passés dans ce milieu incongru, je rentrerai et me remettrai à vivre “comme avant”.
Alors que faire pour réduire ces inégalités? Comment croire aux valeurs de notre beau pays. Les mots fraternité, égalité, liberté sonnent alors bien creux. Quelle espérance avoir dans un monde qui semble réduire encore plus le fossé?

Après la phase de concertation, et avec le recul de ces neufs mois, des éléments de réponse se profilent.
J’ai découvert le premier au cœur même des bidonvilles. Là, un centre social apporte son écoute, son soutien et une grande lueur d’espérance, dans une attitude exprimée dans son nom : Bukas Palad, qui signifie : les mains ouvertes. Les forces du Bukas Palad sont bien petites face à la misère de Manille, néanmoins elles font de grandes choses. Étonnamment, c’est dans le riche quartier des affaires non loin du Bukas Palad que j’ai trouvé un second élément de réponse : une entreprise qui fait des bénéfices pour pouvoir les partager avec les plus démunis. Cette entreprise, avec d’autres, vit et diffuse une culture fondée sur le don. Cela m’a permis de m’ouvrir à d’autres courants économiques allant dans ce sens de rapprochement entre deux mondes.

Laissez vous entraîner dans les dédales des bidonvilles, en la compagnie des travailleurs sociaux du Bukas Palad, jusqu’au au cœur d’innovantes pratiques économiques où l’homme prévaut sur le profit, et, au fil de la lecture, laissez vos mains s’ouvrir pour donner... "

 

 

Sabine GENESTE partie à Madagascar avec Le Lémurien-maison (octobre 2003 à août 2004).

« En mission pendant neuf mois à Madagascar avec une amie dans un petit village à 40 km de la capitale ; j’étais chargée par l’association Le Lémurien d’enseigner le français dans un collège, de promouvoir la cuisine solaire et, une fois sur place, nous avons décidé de monter un projet de reboisement.

Ce projet m’a permis, entre autre, de découvrir de nouvelles réalités quotidiennes, de partager des moments forts avec des gens ayant une culture totalement différente, d’apprendre la vraie valeur des choses, de relativiser les problèmes…

Reboisement

C’est grâce à la formation Intercordia que j’ai pu mieux appréhender certains concepts, notamment au niveau de l’interculturalité, de l’apport du changement, de la gestion des Un différences… Mon départ et mon retour ont été rendus plus sereins grâce à la formation que j’ai reçue et j’ai pu rencontrer des jeunes ayant les mêmes rêves que moi. De plus, le mémoire à rédiger me permet de creuser certaines idées ainsi que de prolonger ma réflexion sur les réalités de la vie là-bas, sur l’échange entre nos deux cultures très différentes...

Je souhaite à tout le monde de pouvoir réaliser une expérience aussi riche et fortement facilitée par la formation Intercordia. »

 


Louis et Marie LOURME partis en Côte D’Ivoire avec la communauté du Chemin Neuf (Septembre 2003 – Avril 2004)

« […] Nous avons des nouvelles des gens que nous avons laissés là-bas, nous sommes heureux de voir que tout ce que nous avions lancé continue, et que les informations que nous avions collectées ne sont pas perdues. Malgré ces nouvelles qui nous réjouissent évidemment, nous n’oublions pas que le cœur de ce voyage n’était pas seulement dans l’efficacité directe de nos actions diverses, mais peut-être était-il aussi, plus simplement, dans le « vivre avec », dans le fait de partager avec des populations locales la vie quotidienne (surtout dans ces moments de troubles politiques où l’on enseigne aux jeunes des villes la haine des français). A plus d’un titre donc, nous sommes heureux d’avoir pu réaliser ce projet. »
 
 
 

Mihai et Cristina GRIGOREAN sont repartis fonder une association dans leur pays, la Roumanie...

 
"L’association Pangeea a été fondée au début de l’année 2004 à Cluj-Napoca en Roumanie, par  Mihai et Cristina Grigorean. La jeunesse, le désire de mettre quelque chose en commun, le besoin d’action et d’implication dans la vie civique et la recherche d’autrui ont poussé cette énergie simple dans une forme de travail et d’effort sur le champ social roumain.

Le but de l’Association Pangeea est de promouvoir le développement communautaire et l’insertion sociale des personnes marginalisées et défavorisées (enfantes, jeunes, adultes) par des activités sociales, culturelles, éducatives ou d’information.

La naissance de cette association est liée à la formation Intercordia. Mihai et Cristina Grigorean ont commencé ce projet de fondation en 2003 en France, pendant leur stage de volontariat à l’Arche. À présent ils ont obtenu le diplôme DUECODEV et assurent le management de l’association en Roumanie."
 
 

Nadège est partie en Guinée-Conakry...

Je vous présente Masiri, Mabinti, Mohammed... qui habitent le village de Gbéréyiré, en Guinée-Conakry. Des enfants plein de vie !

La Guinée est un pays situé en Afrique de l'Ouest, entouré de la Guinée Bissau, du Sénégal, du Mali, de la Côte d'Ivoire, du Libéria et de la Sierra-Leone, des pays dont on entend souvent parler dans les médias et dont les noms sont associés aux guerres, aux dictatures ou à la pauvreté. La Guinée que j'ai rencontrée pendant mon séjour Intercordia est tout autre... Sans occulter les difficultés d'accès (entre autre) à la nourriture, aux transports ou aux soins, il existe aussi une Guinée dynamique, qui fourmille d'initiatives de solidarité ou d'entreprenariat !

Sans 4x4 ni caméra, je suis entrée en Guinée par une petite porte : celle du village de Gbéréyiré, avec ses 600 habitants situés à 150 km de la capitale Conakry. Les trois kilomètres et quelques qui séparent Gbéréyiré de la route nationale se font à pied et ont toujours été pour moi un moment privilégié. Il y le plaisir de s'arrêter en chemin pour saluer Momo Bangoura, la joie de rencontrer Masiri, Mabinti, Mohammed ou encore Abdoulaye partis chercher des mangues ou de l'eau, la sérénité de cette marche silencieuse au milieu des plantations de manioc ou d'arachides.

Au delà du projet de développement (une réhabilitation d'une piste rurale) auquel je participais en tant que représentante d'Ingénieurs sans Frontières (groupe de Compiègne), je retiens surtout l'entrain du groupement féminin de Gbéréyiré, nommé Yaguiba (du soussou, signifie "enlève la honte"). Je reste admirative devant Yari ou M'Mah (sur la photo ci-dessous), qui chacune à leur façon se battent pour que leurs "enfants vivent mieux". En plus des activités du groupement féminin (champs collectif d'arachide et de manioc par exemple), elles exercent, comme beaucoup d'autres femmes, d'autres activités : un micro-commerce d'huile de palme, de poissons séchés ou de plats de riz avec sauce.

Ce séjour m'a transformée. J'ai appris à mieux me connaître, à questionner mes représentations, à écouter les histoires de vie - formidables ! - des personnes que je rencontrais. J'ai gagné en humilité et en espoir.

Humilité, parce que j'ai touché du doigt et du regard l'impact, dérisoire et parfois négatif, de certains "projets de développement", parce que j'ai mesuré le courage et la persévérance des personnes qui batissent et batissent encore, malgré les échecs, et aussi parce que j'ai pris davantage conscience de mes limites et faiblesses.

Espoir, parce que des groupements féminins créent leurs propres activités génératrices de revenus (comme un moulin ou des teintures) qui leur permettent ensuite d'investir dans des projets pour toute la communauté, parce que Abdoulaye est le premier de sa classe et qu'il veut continuer ses études, parce que j'ai senti une telle réserve d'énergie chez les personnes que j'ai rencontré que je ne peux pas aujourd'hui ne pas m'engager pour une société qui tende vers un monde meilleur, plus juste et plus beau.

 

 

Claire est allée à l'Arche en France...

J'ai fait la formation Intercordia suite à un échec douloureux au concours de médecine. Intercordia et l'Arche m'ont permis de voir plus loin et de relativiser. En effet cette formation a été pour moi une vraie ouverture sur le monde et m'a permis de réfléchir de manière plus globale. Ma promotion Intercordia était extrêmement variée, les Cordialistes avec lesquels j'ai fait cette formation venaient d'horizons extrêmement variés ce qui fait toute la richesse d'Intercordia. De même, le formation en elle même est très intéressante et le tutorat pour le mémoire de DU ont été pour moi très constructifs. J'ai été très bien accompagnée...

... Après une année comme assistante à l'Arche à Compiègne, je me suis réorientée. Je suis maintenant en troisième année à l'école du Louvre... ces études sont vraiment passionnantes et je suis très heureuse de cette nouvelle orientation.

... voilà merci Intercordia !