ACTUALITÉS INTERCORDIA

Retrouvez ici toute l'actualité d'Intercordia et des ses partenaires. Formations, évènements, rencontres, soutenances. Si vous avez des questions, envoyez-nous un message par l'adresse email contact@intercordia.org

 

 

[ INTERVIEW AVEC MONIQUE TONQUET ]

Rencontre et échange avec Monique Tonquet, engagée depuis plus 40 ans à ATD- Quart Monde

Profondément marquée par l’enseignement du Père Joseph, Monique Tonquet analyse pour nous en quoi l’écriture et la lecture sont des chemins de dignité pour les plus fragiles, et un moyen d’approfondissement pour ceux qui les accompagnent

 

Quand et comment avez-vous connu ATD ?

-   Depuis toujours, je me sentais animée par le désir de me rendre utile auprès des plus pauvres. Après mes études d’infirmière, j’ai rencontré l’équipe d’ATD à Nancy. J’avais 23 ans et j’ai très vite su que je m’y sentirais à ma place

 

Pouvez vous nous parler de ce qui vous a intéressée dans l’enseignement du Père Joseph, fondateur d’ATD ?

- « Honneur et fierté des pauvres » : deux mots qui revenaient sans cesse. Le Père Joseph nous enseignait que les personnes qui vivent dans la misère ne doivent pas être assistées mais qu’elles ont des choses à dire au monde : qui peut mieux parler de la justice que celui qui vit l’injustice ? qui peut mieux parler de la famille que celui qui en est privé ?

-il nous demandait de nous mettre à l’école des plus pauvres en écrivant chaque soir nos rencontres avec les familles : « noter les petites choses de la vie quotidienne est d’une importance capitale » disait il ; à travers l’écriture, nous voulons comprendre ce que les gens vivent, ce qu’ils refusent de vivre, ce qu’ils veulent vivre. Ecrire permet de témoigner de leur courage…

 

Pourquoi cette pédagogie de l’écriture pour les membres d’ATD ?

- Parce qu’écrire permet de réfléchir : « en se remémorant les visages, les mots, les gestes, on découvre qu’on n’avait pas compris sur le champ »

Et l’écriture sert aussi la dignité : « toute parole a le droit d’être message pour d’autres hommes, surtout quand elle émane des plus défavorisés ; accéder à l’écriture, c’est entrer dans l’histoire. Si nous parvenons à écrire le message du Quart Monde, nous faisons avancer sa cause « ( P. Joseph)

Parlez nous du silence …

L’expérience du silence est liée à l’année que j’ai passée à Rome, avec mon mari. J’ai alors travaillé dans un dortoir de personnes malades âgées dans une maison des sœurs de Mère Thérèsa… Je travaillais en silence, faisant le ménage dans les dortoirs, isolée par ma méconnaissance de la langue.

Mon regard s’est alors aiguisé. Je notais les petites choses que je voyais, qui se répétaient, les gestes de solidarité entre les personnes … l’écriture m’a permis de voir …  je prenais conscience, en écrivant,  que certains actes  que je considérais comme  des détails étaient en fait importants pour ceux qui les posaient. Et je comprenais alors leur richesse.

 

Comment avez-vous donné la parole aux personnes vulnérables ?

A mon retour de Rome, j’ai participé à un groupe d’ATD qui attachait de l’importance à la retransmission par l’écriture. Là, j’ai écrit des textes sur les rencontres silencieuses que j’avais faites à Rome, sans savoir où cela me mènerait.

Il s’agissait pour moi de repenser aux personnes connues, méditer en quelque sorte sur ce qui s’était vécu là-bas … et puis un jour, le texte était mûr …

Ces textes ont été rassemblés dans un livre « Neuf mois place St Pierre » ;

Plusieurs de ces personnes âgées ne savaient ni lire ni écrire … et de mon côté, écrire m’a permis de témoigner, de donner ce que ‘avais reçu, de participer à ce que le Père Joseph appelait « l’inversion du regard »

 

 


[ VISIOCONFERENCE AVEC ALEXANDRE POUSSIN ]

Alexandre Poussin ( écrivain voyageur ) s'est exprimé sur le thème de l'écriture : outil de relecture et de transmission des rencontres interculturelles 

 

Y a quelque jours Alexandre Poussin nous a donné à voir, à entendre, et à partager une expérience magistrale, de rencontres interculturelles centrée sur ses nombreux voyages   Après un premier tour du monde à vélo, ses périples ont évolué au fil des années … ils sont devenus plus longs, plus lents, plus profonds . Dans l’Himalaya , en Afrique du Sud , au Soudan, au Yémen  ou à Madagascar, il a parcouru des milliers de kilomètres, avec sa femme puis en famille,  pour voir comprendre, recevoir, donner et aimer

 

De retour en France, il se définit comme écrivain voyageur et tente de nous apporter des clés pour aborder avec justesse et en vérité la rencontre interculturelle.

 

La préparation du voyage est fondamentale pour vivre son séjour et rejoindre ceux que l'on visite. Alexandre insiste sur la nécessité absolue d'apprendre quelques rudiments de langage. … Il est indispensable de concentrer notre énergie sur cet apprentissage, de connaitre quelques dictons (on y apprend beaucoup de la culture locale) , d'étudier aussi le contexte historique et géopolitique , de lire toujours , d'exercer sa curiosité.

 

Ce sont des attitudes très simples qui montrent qu'on est disposé à aller à la rencontre de l'autre, Se documenter avant le départ et tout au long de son voyage est essentiel car tout est culturel, Lénine disait que "même boire un verre d'eau était culturel ". 

 

On peut engager dès le début une réflexion par rapport au don, celui qui est reçu : comment ne pas peser sur les personnes qui nous accueillent, et celui qui est offert : comment préserver la dignité de celui qu'on vient aider .

Alexandre et ses compagnons de voyage offraient en échange d'un accueil ou d'un repas, des spectacles de jongleur, de musique mais il encourage à se faire avant tout vulnérable, pauvre, et fatigué, à adopter une posture de candeur et d'humilité qui est essentielle pour rejoindre l'autre.

 

« Aider c'est très compliqué », dit-il, la gratuité peut être acceptée ou bien refusée comme à Madagascar, par exemple, où le mot gratuit n'existe même pas dans la langue malgache.

Il y a pourtant, et Alexandre l'a vécu très intimement, plus de bonheur à donner qu'à recevoir, la générosité est épanouissante car elle nous offre un supplément d'âme et la place du volontaire est dans cette richesse du don de soi.

 

Au cours de la mission, du voyage, le volontaire, le voyageur trouve des moyens pour ouvrir les portes et les cœurs. Les verrous sautent plus facilement lorsque on adopte le point de vue ou les habitudes culturelles de l'autre. Mais il s'agit de se montre curieux sans jamais être inquisiteur, de se mettre avant tout à son écoute , de  faire des gestes ou des mimes pour se faire comprendre, avant tout de se montrer joyeux, de partager des rires

et toujours de relier sa présence aux attentes de celui que l'on visite ,

 

Alexandre et ses compagnons expliquaient toujours être en route vers Jérusalem, 3eme ville sainte de l'Islam et promettaient d'y porter le souvenir et la prière des personnes croisées

La rencontre est l'occasion de relier deux curiosités, elle est un moment de partage que l'on vit, ne serait-ce qu'un instant ,comme fraternel.

 

Dans ces rencontres, dans ces voyages, chaque jour est un apprentissage.

 

Et pour ne pas oublier, il faut écrire … les notes quotidiennes sont souvent pleines d’indignation, de colère et d’émotions  elles ont parfois un effet punching- ball, mais au retour chez soi le travail de transmission est indispensable. C’est le témoignage de ce qui a été vécu par les uns et les autres.

Et cette moisson, cette récolte va être moulue malaxée transformée pour devenir le pain et le sel de la rencontre interculturelle.

 

Alexandre voyage pour rendre compte dans une restitution dépassionnée, de la complexité du réel , et l'écriture est pour lui consubstantielle au voyage permet plus encore que la photo ou le film , la captation d'images plus ou moins figées, de faire survivre les hommes et les femmes qu'il a rencontrés.

 

L' écriture permet aussi de prendre du recul , peut être enfin de comprendre l'autre, et de se faire comprendre au retour, elle est une soupape qui permet de transfigurer les émotions ressenties durant le voyage et avant tout de se demander: N'ai je pas rêvé tout cela ?

 


[ NOUVEAU LIVRE ]

" Saisir le sens du don ", recueil de différents mémoires écrits par des anciens volontaires partis aux quatre coins du monde

Après avoir consacré un premier livre sur la rencontre de l'autre différent, puis un deuxième sur l'importance des croyances dans les divers cultures, c'est à l'approfondissement de l'acte de " donner " et celui de " recevoir" que nous a conduit l'exploration des trésors cachés de l'expérience interculturelle des jeunes partis à la découverte de l'autre, dans le cadre du parcours proposé par Intercordia. 

 

Les quatre volontaires, auteurs des mémoires présentés ici, ont été confrontés à des situations différentes qu'ils ont appréhendés chacun à leur manière. Leurs observations et leurs réflexions sur "l'art de donner mais également de recevoir" vont se recouper et se compléter. 

 

Si vous souhaitez vous le procurer, contactez nous ici 



[ Article ] " L'humanitaire en temps d'instabilité : quels enjeux pour l'université " rédigé par l'équipe éditoriale de l'ICP

Crise sanitaire liée au COVID-19, frontières fermées, rapatriements de certains volontaires, catastrophes naturelles, attaques ... La solidarité internationale est au coeur du questionnement des équipes pédagogiques de l'ICP et d'Intercordia. 

 

En effet, suite au tragique décès d'Antonin Girardi ( ancien volontaire Intercordia ),  le 9 aout 2020 lors de la fusillade au Niger , l'ICP qui l'avait accueilli en 2018 à la session de formation en partenariat avec Intercordia , s'est questionné sur la formation et l'accompagnement de ces volontaires qui partent en mission humanitaire à l'internationale. Comment sont-ils prévenus des dangers ? Comment sont-ils accompagnés avant et après le départ en mission ? 

Vous trouverez toutes les réponses à ces questions en lisant cet article très intéressant sur la formation et l'accompagnement des jeunes volontaires qui décident de s'engager en mission de volontariat dans le cadre universitaire de l'ICP en partenariat avec Intercordia : https://www.icp.fr/a-propos-de-licp/actualites/lhumanitaire-en-temps-dinstabilite-quels-enjeux-pour-luniversite

 


Hommage à Antonin Girardi : ancien volontaire Intercordia, décédé au Niger lors de la fusillade du 9 aout dernier 

Nous avons eu la chance de rencontrer, et d'accompagner Antonin Girardi durant son année de volontariat au Laos en 2018-2019.

 

Dynamique, engagé, et d'une belle maturité, il avait vécu une année Intercordia à plein régime, allant au devant des responsabilités avec entrain et engagement. Cette année là avait été très marquante et décisive dans ses choix de vie, puisqu'il avait décidé de continuer dans l'action humanitaire, au sein de l'association Acted. 

 

Son tuteur, qui a eu la chance de l'accompagner et de lire ses rapports d'étonnement tout au long de son expérience de volontariat au Laos, nous a partagé à quel point Antonin était " un garçon très brillant, animé d'une soif de découvertes, de vie. Son énergie était à la hauteur de son appétit de vie! " 

 

Nous nous associons à toute la famille et proches d'Antonin dans cette terrible épreuve. Nous garderons le souvenir d'Antonin, gravé dans notre mémoire, son sourire et son désir de Vie!

 

Intercordialement, 


[ Témoignage ] Thibaut, volontaire au Cambodge avec l'ONG " Vivre de Sa Terre ", nous raconte son retour précipité en France 

Etudiant à l’ICP pour préparer le Diplôme Universitaire de Solidarité International, j’étais en Volontariat dans la région du Nord-Ouest du Cambodge pour une ONG Cambodgienne : « Vivre de sa Terre ». Mes missions étaient diverses et variées. Dernièrement, je m’occupais de la mise en place d’une banque de semences et de la création de plusieurs écoles en agroécologie.

 

Mon retour en France a été précipité face à l’actuelle pandémie. Sur place, mes missions ont été adaptées et pour la plupart suspendues. Parallèlement, nous avons décidé de ne plus aller voir les agriculteurs en Province ce qui a marqué un coup d’arrêt dans l’activité de Vivre de sa Terre ; les évènements que nous organisions s’annulaient un par un. Moralement ce n’était pas facile de voir s’arrêter ce que nous avions préparé quelques semaines en amont !

Outre les déplacements qui commençaient à se limiter, la fermeture des hôtels et des restaurants, le plus choquant c’était une méfiance par rapport aux européens commençant à se faire ressentir. Mon activité se cantonnait donc à du télétravail ce qui ne correspondait plus à mon projet d’origine. Le fondateur de l’organisation m’a émis l’idée de rentrer en France si je le souhaitais en insistant du fait de la situation instable avec le manque de transparence de l’information du gouvernement et les services médiocres du système sanitaire …

 

C’est donc dans ce contexte particulier que j’ai décidé de rentrer en France. Etant donné la fermeture des frontières, la seule solution était un avion de rapatriement de l’état Français et c’est à 1h30 du matin que l’ambassade m’appelle pour pouvoir bénéficier de cet avion de fin journée. Je suis donc parti sans prévenir les membres de l’association et mes amis sur place ! L’aéroport était à 8h de bus de mon ONG, finalement j’étais sur liste d’attente et j’ai du attendre l’avion du surlendemain ! Dans l’avion c’était assez étrange de voir tout le monde en masque. L’escale à Doha aura duré 9 heures sans possibilité de s’alimenter, les commerces de l’aéroport étaient fermés. Comparé aux autres rapatriés, j’ai mesuré la chance que mon père puisse venir me chercher à Roissy alors que bon nombre d’entre eux était en questionnement par rapport à leur retour. J’ai aperçu mon grand frère qui logeait chez mes parents pour le confinement et du fait de mon retour il a pris la décision de repartir chez lui par mesure de précaution d’autant plus qu’il venait d’avoir des jumeaux un jour plus tôt.

Cette décision compréhensible fut assez difficile à vivre pour lui comme pour moi car au vu de nos récents évènements de vie importante pour chacun de nous, nous aurions aimé partager et nous serrer dans les bras. Je suis très content d’être rentré, j’organise mon temps de confinement entre piano, lecture, sport d’intérieur et rédaction de mémoire. Je continue mon engagement auprès de l’association à distance en tant que bénévole. C’est assez agréable de passer du temps avec mes parents après cette expérience et de pouvoir échanger avec eux sur ce que j’ai vécu !

 


[ Témoignage ] Blanche, volontaire au Liban avec l'ONG Anta Akhi nous partage son expérience auprès des personnes avec un handicap et son retour France 

 

La maladie au Liban est quelque chose qui est pris très au sérieux car il y a très peu d’infrastructures pour accueillir les malades. En Février, la population s’est très vite confinée d’elle-même et il nous a fallu nous adapter : Le contact physique a été interdit avec les jeunes handicapés, et nous ne pouvions plus leur serrer la main alors qu’ils ont besoin de ce lien pour se sentir reconnus  nous avons été obligés, donc, développer d'autres stratégies  de communication : nous chantions, nous avons installé un oiseau à l’étage pour qu’ils le regardent et l’écoutent chanter s’expriment 

 

Et puis tout d’un coup, les volontaires français ont du partir … Ce fut un départ soudain. Les personnes handicapées dont je m’occupais ont été tristes de mon départ rapide mais elles étaient surtout  très anxieuses de la suite de leur confinement. Il y avait beaucoup de sentiments mélangés.

 

Maintenant, je suis de retour en France je me dis qu’ici, nous devons au moins respecter les consignes qui sont censés nous sauver ; ne pas y être attentif me semble être une forme d’égoïsme.

 

Arrivant en France, j’ai souhaité continuer une mission qui s’est achevée trop vite au Liban. Aussi, je travaille maintenant dans une entreprise qui livre des repas à domicile pour les personnes âgées. Il me semble que c’est à nous les jeunes d’aider notre patrie et les personnes vulnérables dans le besoin.  

 


[ Témoignage ] Agnès en Israel avec l'Oeuvre d'Orient nous exprime son expérience du coronavirus sur place

Contexte de mission :

Ici en Israël, des mesures strictes ont été prises dès l’annonce du risque de pandémie. Le Pays, très touristique, était particulièrement en danger. Tous les touristes ont été très vite confinés dans leurs hôtels puis renvoyés chez eux.

Nous avons ainsi vu partir un grand nombre de volontaires. Les mesures sont montées crescendo jusqu'à aboutir au confinement total de toute la population.

 

 

 

Concrètement,  qu’est ce que se passe pour moi ?

Pour ma part, mon contrat me donnait la possibilité de rester… ce que j’ai fait. En fait, je dirais que mon quotidien n’a pas beaucoup changé. Je continue à travailler normalement, avec les mêmes horaires et je ne ressens pas de pression, ni de stress. Ce qui change donc, c’est que de nombreux employés, normalement externes, sont logés au centre..  Ici, les résidents ont besoin d’une présence H24. Cela donne une bonne ambiance, parfois fatigante car ils parlent fort dans la salle à manger, mais plutôt agréable car cela nous permet de passer plus de temps avec eux. Au travail, nous devons, bien sûr, respecter de strictes normes d’hygiène . Nous ne sortons pas du tout de notre village et ce n’est pas évident de vivre sur son lieu de travail sans la coupure entre la vie privé et le travail

 

Les conséquences sur les résidents :

L’école est fermée depuis plus de trois semaines. Les résidents ne comprennent pas ce qui se passe ni pourquoi l’école s’est arrêtée. Ce changement a un fort impact sur les résidents : ils sont plus agités et perturbés … Les rythmes sont déréglés alors que La plupart d’entre eux a besoin d’avoir une régularité et beaucoup de rituels pour se sentir en sécurité. Alors cette situation qu’ils  ne peuvent pas contrôler les stresse car elle bouleverse leur quotidien.

 

Qu’est ce que je ressens ?

Je dirais que plusieurs sentiments s’entremêlent en moi. Pour commencer, beaucoup de personnes disent admirer notre décision de rester en mission. Je tiens à préciser qu’il n’y a rien d’héroïque la dedans. Je me suis engagée pour une mission d’un an et ne suis pas prête à rentrer chez moi au bout de six mois. Je m’estime chanceuse d’être ici, de pouvoir continuer à travailler et donc me sentir utile, d’être dans un cadre très favorable (la nature, la montagne…), et enfin je préfère mille fois être ici qu’en France enfermée chez moi à rien faire.

Ensuite, j’éprouve de la crainte et je m’inquiète en particulier pour ma famille ; je pense aux soignants, aux gouvernants, à tous ceux qui doivent prendre des décisions …

Et enfin j’ai de l’espoir. Même si, j’ai la crainte que ce virus touche des pays plus pauvres.

 

Pour conclure : une belle leçon !

Même si la vie semble s’être arrêtée partout dans le monde, elle se manifeste ici sous un autre jour. Les personnes handicapées ne cessent pas de vivre et ne dépriment pas à cause des restaurants fermés. Mais ces personnes ont une joie de vivre et une simplicité de profiter du moment présent assez incroyable. C’est une belle leçon de vie dans ces temps difficile où l’on cherche à s’occuper à tous prix. Ce sont là des points positif de mon confinement en Israël. 

 


Evénement ] Conférence - Débat de mardi 4 février 2020 : " Le Volontariat : vecteur de transformation ? S'ouvrir pour changer son rapport au monde "

Conférence - Débat de mardi 4 février organisée par l'équipe d'Intercordia et de l'ICP sur le " Le Volontariat : vecteur de transformation ? S'ouvrir pour changer son rapport au monde. "

 

Nous avons eu comme invité Julien Vidal , ancien volontaire LPY4 et auteur du livre " Ca commence par moi " et Sophie Bouchard, ancienne volontaire Intercordia. Ils nous ont partagé leur expérience de solidarité internationale et leur engagement à leur retour en France. 

 



Evénement ] Forum ICR : le 11 octobre 2019

Forum des métiers et des formations du second cycle ( Masters/ Ecoles) 

 

Chaque année, nous avons la chance de participer au forum de l'Institut Catholique de Rennes pour présenter notre programme de formation et d'accompagnement ainsi que les différents diplômes de nos partenaires .

A cette occasion, nous faisons de très belles rencontres avec les étudiants qui montrent beaucoup d'enthousiasme de découvrir un cursus de solidarité internationale diplômant.  


Evénement ] Un ancien Cordialiste a publié son propre livre !

 

" Volontaire pour être - La décomparaison relationnelle." 

 

Arnaud Rebondy, ancien cordialiste , vient de publier son livre " Volontaire pour être - la décomparaison relationnelle ", suite à son expérience de volontariat avec Intercordia. Dans son livre, il nous livre ses réflexions et son cheminement intérieur à travers ses rencontres et observations. 

 

" Je vous guide à travers mes sentiments, mes ressentis, mes réflexions,  le long de ce voyage et au- delà pour aller vers l'essence même de notre être véritable. " Arnaud Rebondy

 

Son livre est disponible sur Amazon :https://www.amazon.fr/dp/109191527X/ref=rdr_ext_tmb?fbclid=IwAR1nVexRJEsWISC2iMRZ0ou8L62AlhJT-40pUbczy6-dMxBqTVxGhkrVBzg

 

 

 

 


[Session de Formation] à l' IRCOM Angers 2019

Du 16 au 27 septembre 2019 :

 

Session de formation à l'IRCOM (Angers) pour les étudiants qui souhaitent valider  le Master de Solidarité Internationale et de l'Action Sociale

 

Chaque année, l'IRCOM accueille environ une quarantaine d'étudiants qui ont le désir de devenir les futurs managers de la solidarité internationale et de l'action sociale. INTERCORDIA intervient les deux premières semaines du cursus pour les sensibiliser à l'interculturalité avant leur stage à l'étranger. 


[ Soutenance des mémoires ] à l'ICP

Soutenances des étudiants de l'ICP du 11 au 16 septembre 2019 :

 

 

Pendant que certains volontaires se préparent à partir vivre une expérience de volontariat à l'internationale, d'autres reviennent en France pour soutenir leur mémoire et valider leur Diplôme de Solidarité Internationale ( DUSI ).

C'est le cas de Clémence et d'Ophélia ( en image ) qui ont écrit de très beaux mémoires et ont ainsi validé le DUSI. 


[ Session de Formation ] à l'ICP Paris 2019

Du 2 au 13 septembre 2019 :

 

Session de formation à l'Institut Catholique de Paris pour les étudiants qui souhaitent valider le Diplôme Universitaire de Solidarité Internationale (DUSI )

 

 


[Formation ] Journée de Validation 

25 mai 2019 - Paris 

Cette journée a lieu ce 25 mai 2019 pour rencontrer tous les candidats, valider leurs dossiers et leur donner les principales informations pour les préparer au mieux avant le départ en mission. 

 


[Evènement] Ouverture du Recrutement 

Mars - Mai 2019 - Paris 

Candidater en envoyant votre dossier à l'adresse : contact@intercordia.org 

 


[Evènement] Dîner des tuteurs 

 4 avril 2019 - Paris 

L'ensemble des tuteurs Intercordia sont invités à se retrouver pour partager un repas autour d'un thème : " Comment devenir plus humain ? ". Ce thème a été choisi, suite à la diffusion de la vidéo de Jean Vanier qui s'intitule " les 10 règles de vie pour devenir plus humain " ( cliquez ici pour la visionner : https://www.youtube.com/watch?v=wtyX_nXbTx4&vl=fr ). 


[Article ] Patrice Rouer, coach en entreprise s'exprime sur les besoins des entreprises actuelles auprès des jeunes :

Un jeune qui peut témoigner d’une expérience de solidarité internationale se donne un sacré bonus dans un entretien de recrutement ou pour son évolution professionnelle. Il n’y a pas photo !

D’un point de vue « dynamique professionnelle », une expérience, telle que celle proposée par INTERCORDIA, constitue un vrai tremplin. Elle développe avant tout des « savoir être » qui sont de plus en plus appréciés des recruteurs.

Faisons une petite démonstration rapide pour ceux qui auraient encore des doutes

.

Voici quelques ingrédients qu’un recruteur a toute probabilité de repérer chez un candidat à un poste, quel qu’il soit, après son expérience INTERCORDIA :

 

> L’ouverture à l’interculturalité : elle témoigne d’une ouverture d’esprit, de la curiosité et une envie de découvrir et d’apprendre. Ça semble évident, mais il est bon de se le rappeler

> Le corollaire qui en découle, bien évidement, : l’adaptabilité.

> La résilience, c'est-à-dire la capacité à rebondir : Les contextes dans lesquels s’inscrivent les missions sont le plus souvent truffés d’imprévus et d’inattendus; ils sont tellement différents des nôtres, nous européens ayant grandi dans des environnements confortables.

Enfin, la capacité à travailler en équipe est essentielle. C’est devenu un prérequis universel.

Dans un monde incertain, où la visibilité se réduit de plus en plus au court terme, nos manières de travailler sont dorénavant différentes et irréversibles ; elles supposent :

> De la créativité, savoir penser « out of the ». Avoir bourlingué et s’être confronté à des environnements différents et multi culturels y contribue largement ;

> Une bonne connaissance de soi, ce qu’on peut aussi appeler la maturité : dans un monde de plus en plus complexe, on ne s’en sortira que si l’homme est placé au centre des préoccupations et des organisations. Face aux difficultés et aux imprévus, la prise de recul et la maturité sont aidantes.

> La frugalité, ou la débrouillardise. On apprend de plus en plus en faisant. Fini les plans à 5 / 10 ans. Cette compétence milite pour des expériences telles que celle vécues par les cordialistes.

> La capacité d’engagement devient décisive ; d’ailleurs, elle est recherchée par les entreprises.

 

Le message de Jean Vanier, dans sa présentation d’intercordia est plus que jamais d’actualité : La capacité à créer des relations à partir des différences de chacun devient la clé du monde à venir.

Aller à la rencontre de ces différences prépare le cordialiste à participer et vivre les transformations de notre société et de nos entreprises.


[Article ] Marion Abonnenc, s'exprime sur ses compétences acquises et développées lors de son expérience de volontariat :

Dans le cadre de mon année de césure avec Intercordia, j’ai effectué une mission en Inde, dans l’Etat du Tamil Nadu, avec la structure Credit At People, durant six mois. Assistante chef de projet sur des programmes de microcrédit auprès des femmes de basses castes en milieu rural, j’ai été en charge du suivi terrain et de l’évaluation d’impact économique et social de ces programmes.

La mission m’a permis de développer deux compétences principales : la capacité à être force de propositions et la capacité à interagir avec différentes parties prenantes.
J’ai été très libre, durant la mission, de proposer des idées et des suggestions d’améliorations. De ce fait j’ai appris à ne plus simplement identifier les problèmes (posture passive) mais à proposer des solutions (posture active). Considérant que la place des hommes dans les programmes de microcrédit destinés aux femmes n’était actuellement pas prise en compte, j’ai ainsi pris l’initiative de rédiger un rapport sur cette thématique afin d’améliorer la pertinence et l’efficacité des programmes.
Par ailleurs j’ai appris durant la mission à interagir avec différents interlocuteurs (les salariés indiens, les femmes sur le terrain, les volontaires françaises, les membres du board de CAP). Chaque interlocuteur a sa propre vision des programmes et cela peut parfois engendrer des tensions. L’écoute attentive et l’analyse des attentes et besoins de chaque interlocuteur m’ont permis de développer une meilleure compréhension de l’environnement du projet, des éventuelles difficultés rencontrées et donc d’aborder le travail collectif avec plus de sérénité.


Avant mon départ en mission j’ai suivi une formation au départ avec Intercordia. Riche et intense, la formation m’a permis d’acquérir une meilleure connaissance de moi-même et de mes réactions dans différentes situations. Elle m’a par ailleurs permis de prendre conscience de la réalité complexe des programmes de solidarité et du danger de la pensée dichotomique (le bien/le mal) dans un environnement multiculturel. En ce sens la formation Intercordia a été déterminante une fois en mission car elle m’a permis de prendre du recul, de savoir questionner les grands concepts (« autonomie » des femmes à travers les programmes de microcrédit) tout en restant respectueuse des analyses faites jusqu’à présent par ma structure d’accueil (CAP).

Après la mission, j’ai poursuivi mes études avec un master en gestion de projets internationaux à l’ESCD 3A. Depuis bientôt deux ans j’effectue ce master en alternance au sein d’une Fondation d’entreprise qui travaille sur les thématiques de la rupture de la solitude en ville et de l’accès aux produits de première nécessité. Les compétences que j’ai développées à travers la mission en Inde me sont essentielles dans ce poste : j’ai en effet pour objectif de mettre en relation deux secteurs qui ne dialoguent traditionnellement pas (le secteur associatif et le secteur de la grande distribution). Savoir être force de propositions est également essentiel au vu des différents enjeux rencontrés par l’entreprise et la Fondation actuellement (réduction du gaspillage alimentaire, implication des collaborateurs, développement des partenariats associatifs).


[Evènement] Conférence Débat à l'ICP

7 novembre 2018 - Paris

"Quelle est la valeur d'une expérience de solidarité internationale ? Des professionnels s'expriment."

Conférence organisée avec l'Institut Catholique de Paris pour mettre en évidence les compétences humaines recherchées par les entreprises.
Cette conférence est ouverte à tous.

[ Formation ] Connaissance de soi et l'interculturalité

Les 18 et 19 septembre 2018

Intercordia en partenariat avec l'IRCOM, donne des formations à Paris aux volontaires de solidarité internationale ( VSI) partant avec la Guilde. Pour en savoir plus, n'hésitez pas à poser vos questions à l'adresse : contact@intercordia.org  


Du 3 au 13 septembre : Session de formation à l'ICP pour les cordialistes validant le Diplôme de Solidarité Internationale (DUSI)

 

Du 3 au 13 juillet : Session de formation à Compiègne pour les cordialistes validant le Diplôme de Coopération et de Développement (DUECODEV).

 

1er et 2 juillet : Session de retour à l'ICP 

Session des cordialistes qui rentrent de mission et qui se préparent à la rédaction du mémoire

 

17 mai : Rencontre avec Bridgéo à Paris 

Un nouveau partenaire pour Intercordia !
26 mai 2018  : Journée de validation des candidats à Paris
26 avril 2018 : Rencontre avec Cap Mission à Lyon 
Présentation d'Intercordia lors d'une soirée d'échange avec des volontaires

 


Rencontres Intercordia - 2018

 


Ils parlent d'Intercordia

Journal Initiatives - 29 septembre 2011

Le blog de Flo - Partage d'expériences sur l'humanitaire et la solidarité

 

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